Les temps changent, c’est vrai...L’Eglise aussi, cette Eglise qui nous est si chère, à laquelle nous étions peut-être trop habitués, avec ses prêtres nombreux et visibles en longues robes noires et assénant à leurs fidèles nombreux des « certitudes massives », bien souvent incomprises...
Certes, l’Eglise, dans son identité profonde n’est pas à réinventer à chaque génération ! Mais il est possible qu’à l’initiative de l’Esprit Saint, elle puisse habiter d’une manière sensiblement différente, l’itinérance des hommes de notre temps : les différents conciles de l’histoire nous le montrent...
Aujourd’hui, par exemple, elle montre pour les jeunes une forte présence (certes ponctuelle) : rappelons-nous des grands rassemblements opérés par Jean-Paul II, Benoît XVI, à Paris, et chez nous à BRIVE en septembre 2009, notre rassemblement provincial ; elle manifeste sa forte capacité d’intériorité en soutenant des moments forts comme à TAIZE. C’est une bonne direction d’ouvrir la porte des jeunes vers la recherche du sens spirituel de leur vie dans une société sécularisée, bourrée d’incertitudes et d’agnosticisme...
D’autre part, le nombre de laïcs et de diacres augmente de façon visible. Il suffit de consulter l’annuaire diocésain pour s’en rendre compte.
Dans l’Eglise actuelle, chacun, jeune ou moins jeune, est une personne à part entière.
L’évêque de Saint Denis, Mgr DEROUBAIX (décédé) a écrit : « Nous sommes dans une Eglise où l’Esprit Saint peut inventer, où l’audace de faire du neuf sera plus forte que l’habitude de faire comme avant, où elle deviendra une communauté de Foi plutôt qu’un groupe de participants, où chacun peut prier dans sa langue, s’exprimer dans sa culture. Nous sommes une Eglise dont le peuple peut dire non pas : »voyez comme ils sont organisés mais « voyez comme ils s’aiment », suivant le message de Jésus que nous avons à faire rayonner.
Père Jean-Marie FAURE