Aller au contenu. | Aller à la navigation

Outils personnels

Bienheureux Jacques Lombardie

Jacques Lombardie, né en 1737 à Limoges, fut curé de Saint-Hilaire de Foissac en Corrèze. Prêtre de la Compagnie de Saint-Sulpice, il reçut au Séminaire une excellente formation. Très proche de ses paroissiens et attentif aux difficultés auxquelles se heurtent les populations rurales à la veille de la Révolution Française, il prend part, en janvier 1789, par souci de bienveillance et par devoir envers ses « ouailles », à la rédaction des cahiers de paroisses qui deviendront les « cahiers de doléances ». Très respectueux de la personne du roi, il dénonce cependant, comme tant d’autres de ses confrères corréziens, les manquements à la charité évangélique des hommes de pouvoir.


Confronté aux excès de la Révolution Française, à son anticléricalisme, à son culte de la « déesse Raison », il choisit de rester fidèle au pape et, comme une bonne partie des prêtres du nouveau diocèse de Tulle, de ne pas prêter serment à la Constitution civile du clergé, en dépit des menaces et des peines qu’il encourt.  Il est alors arrêté comme prêtre réfractaire et  transféré, comme 829 de ses confrères, à Rochefort, pour être déporté en Guyane.

Le blocus continental des ports empêchant cette déportation, les prêtres et religieux sont entassés dans les cales d’un ancien navire négrier, les « Deux associés »,  transformé en prison. Dans des conditions de détention  inhumaines  (interdiction de prier, injures, menaces, brimades physiques, privés d’eau  et ne recevant qu’une nourriture infecte et rare), les condamnés continuent, dans le secret, à vivre leur foi. L’apparition du scorbut et d’une épidémie de typhus, entraînent des morts par centaines.

Le Martyrologe Romain note : « A bord du vaisseau Les Deux associés, Jacques Lombardie souffrit des maux sans nombre et y mourut le 22 juillet 1794, âgé de 57 ans, n’ayant plus que la peau et les os, vrai saint, toujours souriant quoique exténué. »


Jacques Lombardie fut béatifié le 1er octobre 1995 par Jean-Paul II ; il est fêté le 22 juillet au propre du diocèse de Tulle.