Pèlerinage Lourdes Cancer Espérance — Diocèse de Tulle

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Pèlerinage Lourdes Cancer Espérance

Publié le 15/10/2026
Le jeudi 17 septembre 2026, la délégation LCE 19 (Corrèze) a préparé la célébration eucharistique sur le thème ‘comblée de grâce.’ Avant la procession d’entrée, les pèlerins ont découvert une vidéo sur le thème de l’eau. Une belle idée, au regard d’un département traversé par des rivières, et où l’on trouve sources et lacs.

« La vidéo permet de visualiser des paysages caractéristiques, depuis le Plateau Des Mille Vaches (Milles sources), parc naturel en Haute-Corrèze, en passant par Ussel, Tulle, Brive, Beaulieu, Argentat. Pour accompagner ces images, nous avions choisi une belle musique : la Toccata et Fugue de Bach jouée à l’accordéon par Francesco Palazzo souligne Fabienne Juillard-Condat, déléguée, petit problème de régie, celle-ci n’a pas été diffusée. Au fil des mois, la préparation de cette célébration nous a soudés, plus encore. Cette année, nous sommes 66 adhérents, et étions 53 pèlerins au pélé. »

Lors de la procession d’entrée, des membres de la délégation LCE 19, hospitaliers et hospitalières, porteurs de la Croix et de la bannière ont porté leur tenue de service suivis par les porteurs de la panière d’offrandes et les lecteurs. La bannière de LCE 19, réalisée par Monique, décédée depuis plusieurs années, a suscité l’émerveillement : au point de croix, elle est ornée de deux colombes avec, au milieu, le logo de LCE et le nom du département.

Frère Eric Bidot, évêque de Tulle, était présent pour concélébrer la messe. La célébration s’est ouverte par un chant de Laurent Grzybowski : ‘Rassemblés dans ton église en fête/ Dieu de vie, nous te célébrons./ Libérés pour être un peuple en marche/ Tes défis, nous les partageons./ (…) Sois loué, Dieu fort, pour tes dons ! Dans l’univers, ils sont immenses. Toi seul les connais. Entre nos mains comme une offrande, Qu’ils montent devant toi en chant de paix.’

La deuxième lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens a été lue par Pierre ; il est rappelé que saint Paul demande au Seigneur d’écarter de lui l’envoyé de Satan qui, comparé à une écharde dans la chair, est là pour l’empêcher de se surestimer : ‘C’est très volontiers que je mettrai plutôt ma fierté dans mes faiblesses, afin que la puissance du Christ fasse en moi sa demeure. C’est pourquoi j’accepte de grand cœur pour le Christ les faiblesses, les insultes, les contraintes, les persécutions et les situations angoissantes. Car lorsque je suis faible, c’est alors que je suis fort.’

Le psaume a été psalmodié par Cédric et David: « Mon âme exalte le Seigneur, exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur ! Il s’est penché sur son humble servante ; désormais tous les anges me diront bienheureuse. »

L’Evangile de Jésus-Christ selon saint Jean (1, 1-9, 14-18) a ensuite été proclamé par Michel, diacre et responsable de la Pastorale de la Santé de la Corrèze. « Au commencement était le Verbe, et le Verbe était auprès de Dieu, et le Verbe était Dieu. Il était au commencement auprès de Dieu. C’est par lui que tout est venu à l’existence, et rien de ce qui s’est fait ne s’est fait sans lui (…) Le Verbe s’est fait chair, il a habité parmi nous, et nous avons vu sa gloire, la gloire qu’il tient de son Père comme Fils unique, plein de grâce et de vérité. (…) Nous avons reçu grâce après grâce ; car la Loi fut donnée par Moïse, la grâce et la vérité sont venues par Jésus-Christ. »

Après l’homélie, le geste de l’eau a été proposé. Pendant que Florence lisait le récit de la 9e apparition, du 25 février 1858, tous les membres de LCE19 se sont positionnés autour des 4 côtés de l’autel et ont pu vivre ce geste de l’eau tel qu’ils le vivent depuis quelques années, ensemble dans la prairie d’une façon très solennelle… On peut se souvenir que, lorsqu’elle arrive à 5 heures et demi du matin, Bernadette est attendue par plus de 350 personnes agglutinées autour du rocher et à l’intérieur de sa cavité. Les personnes présentes observent Bernadette ; elle commence à se déplacer à genoux, entrant et sortant de la cavité à plusieurs reprises. En tournant son regard vers le creux du rocher, elle s’adresse à la dame qu’elle seule peut voir, pour demander de l’aide, en répétant à mi-voix : ‘Pénitence. Pénitence. Pénitence.’ A un moment Bernadette s’immobilise. Son visage est marqué par la tristesse, la souffrance, l’inquiétude. Elle trouve alors, sous la boue, la source de Massabielle. Après en avoir pris trois fois, elle se barbouille le visage. Elle est indifférente à la foule, et après avoir mangé de l’herbe, le visage encore maculé de boue rougeâtre, elle reprend la récitation du chapelet. Après le récit, le chant de Jean-Paul Lécot interprété par la chorale : ‘Allez boire à la fontaine et vous y laver ! Avec joie, puisez de l’eau vive, à la source du salut! a accompagné le geste de l’eau proposé aux 1er rangs des pèlerins en fauteuils par les jeunes filles de Galaure et l’aspersion faite par les évêques et diacres aux pèlerins de l’assemblée.

Ce chant d’action de grâce où il est dit : ‘Je répands sur vous une eau pure, et de toutes vos souillures, vos idoles, Vous serez purifiés », dit le Seigneur. « Je vous mènerai sur ma route, vous guidant vers la fontaine intarissable, Vous boirez à la source de la Vie. (…) Nul ne peut entrer au Royaume sans renaître de l’Esprit et de l’eau vive. Et tout homme qui croit sera sauvé.’

Laurent Grzybowski a ensuite interprété l’un de ses chants : ‘Tendre Marie de Nazareth/ Toi la Mère de Jésus/ Guide nos pas vers le Vivant/ Celui qui donne le Salut !’

Lors de la célébration de l’eucharistie, les amis de LCE 19 ont apporté la panière des offrandes : pommes, noix, etc... diverses spécialités corréziennes. Puis, dans le recueillement, Pascal a lu son témoignage sur le départ de Michelle, son épouse.

En décembre 2011, le diagnostic tombe : cancer. En juin 2019, la maladie s’aggrave d’un coup nécessitant une hospitalisation d’urgence. Les prières d’intercession se multiplient, et un petit miracle arrive : un mois plus tard, à la stupéfaction du corps médical, elle retrouve ses fonctions rénales. En juin 2020, une nouvelle aggravation alerte les médecins : les marqueurs sont cent fois plus au-dessus de la normale. De nouveau, le médecin demande à Pascal de prévenir les enfants, mais le pronostic est déjoué. L’année suivante, en août 2021, après une hospitalisation d’un mois, Michelle s’éteindra à la maison. Pascal traverse la douloureuse expérience de la séparation, mais, en même temps que le travail du deuil, il est envahi par un grand désir de vie. Le Seigneur est, à ses côtés, une présence quotidienne. Au pèlerinage LCE 2022, à la lecture du chemin de croix, la prière touche Pascal droit au cœur : « Donne-moi ta complaisance pour la tristesse et la mélancolie. » Il se sent appelé à nouveau : ne pas garder les yeux tournés vers le passé, mais les tourner vers une vie nouvelle, réajustée. Au sein de sa famille et de son entourage, il devient témoin qu’il est possible de vivre dans l’espérance, sans pour autant ignorer une séparation douloureuse. « Cette nouvelle vie enracinée dans la foi et dans l’espérance me donne la capacité de goûter à la présence divine maintenant et ici-bas. »

Dans les cœurs, les amis de LCE 19 portaient aussi dans leurs prières leur amie Véronique qui, en 2024, a participé au pèlerinage LCE pour la première fois. Lors de la première cérémonie, elle a été sensible au chant : ‘En famille, en Peuple, en Eglise’ qui a été chanté. En 2025, son état de santé s’est dégradé, elle n’a pas pu venir au pèlerinage. Un groupe s’est mis alors en place pour lui rendre visite, à tour de rôle, les sept jours de la semaine, à l’hôpital. Un parcours fait de petites victoires, de prières aussi et de fraternité. Le chant de sortie de Laurent Grzybowski a donné le ton : ‘Tu as porté Celui qui porte tout, Notre Sauveur en ton sein a pris chair. Porte du Ciel, reine de l’Univers, Ô Marie, nous te saluons. »


Béatrice R, photos E Bielle

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