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Le Service Evangélique des malades

Le Service Evangélique des Malade (SEM) est le troisième volet de la Pastorale de la Santé. Si dans chaque paroisse certaines personnes portent plus particulièrement le souci de visiter les personnes empêchées de rejoindre la communauté paroissiale du fait du grand âge ou de la maladie, c’est toute la communauté paroissiale qui est concernée.

 

Outre la visite amicale ou fraternelle, ces rencontres peuvent être l’occasion de proposer les sacrements

Il est de la responsabilité de tout chrétien de rendre visite au voisin ou à la voisine que l’on sait retenu chez elle afin de conserver le lien avec la vie paroissiale. Outre la visite amicale ou fraternelle, ces rencontres peuvent être l’occasion de proposer les sacrements : tout d’abord l’Eucharistie que tout baptisé peut proposer et porter, mais aussi, il convient d’être un pont pour inviter à la rencontre avec un prêtre pour le sacrement de la réconciliation ou le sacrement des malades.

 

 

Attention aux personnes malades et empêchées

Les orientations données en 2016 pour notre diocèse s’ouvrent sur un appel à construire une Eglise fraternelle, particulièrement attentive aux plus fragiles. Le document insiste sur la nécessité de vivre cette fraternité au niveau le plus local, celui de nos villages, de nos paroisses.

Parmi tout ce qu’il est possible de vivre en ce sens, portons ici notre attention à la place que nous donnons, au sein de la communauté qui célèbre, aux personnes malades et empêchées. Comment pouvons-nous manifester concrètement qu’elles sont membres à part entière de la communauté rassemblée autour de son Seigneur pour partager le pain de la Parole et de l’Eucharistie ?

La première attention à avoir est, nous semble-t-il, celle du regard. Quelle attention avons-nous à remarquer l’absence de personnes habituellement fidèles à ce rendez-vous ? A remarquer leur place vide auprès de nous ? La curiosité ne serait pas alors un défaut si elle nous porte à nous renseigner auprès de leurs amis ou voisins ou directement auprès d’eux en passant un petit coup de fil, en rendant une visite… Il ne s’agit pas de « pointer » les absences, mais bien d’une attention fraternelle à avoir. Peut-être cela ouvrira-t-il la voie vers des solutions concrètes pour faciliter la présence une autre fois ? (covoiturage, meilleur chauffage de l’église pour ceux qui craignent d’y attraper froid, installation d’une rampe, …).

 

  • Nous pouvons nommer les personnes malades dans la prière universelle, quitte à laisser un espace de silence pour que chacun puisse nommer intérieurement ceux qui ne l’auraient pas été. Par la suite, le cas échéant, partager à la communauté des nouvelles de cette personne.
  • Le prêtre peut encourager les fidèles à rendre visite aux absents, à leur porter feuille de chants et feuille d’annonces…
  • Mais surtout, si rejoindre la communauté qui célèbre demeure impossible, osons proposer de porter la communion. Il s’agit là de mettre nos pas dans ceux de Jésus-Christ qui a le désir aujourd’hui comme hier de s’approcher des exclus et des malades, de les nourrir de sa parole, de les sauver. Ce salut se manifestait par le retour à la santé  et aussi par la joie de retrouver une place au sein de la communauté. Pensons par exemple à la guérison du lépreux et à tant d’autres qui reprennent leur marche debout sur le chemin et non plus assis au bord du chemin.

 Par cette démarche, nous permettons à la personne de nourrir sa relation de communion au Christ en partageant la Parole de Dieu et en recevant la communion eucharistique, d’être ainsi soutenue et fortifiée dans son quotidien. Nous lui permettons aussi de vivre la communion avec toute l’assemblée qui a accueilli la même Parole et partagé le même pain pour former ensemble un même corps. C’est donc un don qui dépasse largement celui de notre seule amitié. Il est toujours source d’une très grande joie.

 

      Peut-être nous pensons-nous indigne d’une telle démarche ? Souvenons-nous alors qu’il ne s’agit pas d’une initiative personnelle, mais bien de répondre à un appel, celui du Christ, celui de l’Eglise : 

Rituel « sacrements pour les malades »  au n° 27 

Porter la communion à un malade est un geste de foi et une démarche fraternelle de la communauté eucharistique envers ses membres absents : un membre de l’assemblée eucharistique (prêtre ou laïc désigné à cet effet) apporte à celui qui ne peut y participer le réconfort de la Parole et le pain ou le vin eucharistique partagé dans l’assemblée.  De cette manière, le malade reste uni à cette assemblée et il est soutenu par ce geste de fraternité chrétienne.

 

l'envoi liturgique par le prêtre

Envoyer des personnes porter la communion aux absents est une démarche toute simple : le prêtre appelle près de l’autel ces personnes. Afin de bien manifester l’unité entre cet envoi et la communion de toute l’assemblée, ceci pourra être fait entre la fin de la communion des fidèles présents et la prière après la communion. Tout en leur remettant la custode le prêtre les bénit en disant par exemple : « Que le Seigneur vous bénisse, car vous allez porter à votre frères malades ou empêchés le pain qu’il a partagé pour eux ». (Missel Romain p. 446)

Là encore, il ne s’agit pas de « mettre en avant » certaines personnes mais bien de situer ce service comme réponse à un appel, à un envoi. En outre, cela rend visible la participation des absents à la vie de la communauté. Enfin, en étant témoins de cet envoi, les fidèles de l’assemblée seront interpellés à leur tour : n’y a-t-il pas autour de moi une personne qui serait heureuse que je lui porte la communion ?

Auprès du malade, c’est un service à vivre avec beaucoup de respect et de simplicité. : le rituel est un guide simple et sûr. Pour le découvrir ou l’approfondir, les  personnes intéressés pourront trouver de précieuses indications dans les fascicules cités ci-dessous.          

                                                                                                                                              

Bibliographie
  • Rituel des sacrements pour les malades, pastorale et célébrations, éditions Chalet-Tardy
  • Guide Célébrer n° 12 : Communion et adoration eucharistique, éditions du Cerf, 2005 (environ 13 euros)
  • Fascicules pour célébrer au domicile du malade ou de la personne empêchée : 
  • Porter la communion aux malades et aux absents , les Editions de l’atelier, 2004 (6,5 euros). Les auteurs sont des responsables diocésains de Pastorale Sacramentelle et Liturgique (PLS) du diocèse de Rennes. Les premières pages rassemblent des notes pastorales très intéressantes qui soulignent en particulier le lien vital de ce service avec la communauté qui célèbre le dimanche.
  • Pain de Vie, la communion portée aux malades  par les laïcs,  Bayard éditions/Centurion, 1981 (environ 6 euros). Ce guide a été rédigé par le Centre National de Pastorale Liturgique (CNPL). Les notes pastorales sont moins riches mais la police d’écriture est particulièrement lisible.