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Samedi 25 mars 2017 - Solennité de l'Annonciation du Seigneur

Eglise Saint-Martin - Brive

 

Frères et sœurs, dans la solennité de l’Annonciation du Seigneur, il nous est donné de contempler le mystère de l’Incarnation du Verbe divin dans le sein de l’humble fille de Nazareth, la Vierge Marie. Je vous invite à porter votre attention sur un aspect ô combien remarquable de ce mystère, à savoir la rencontre de deux « oui », celui du Verbe éternel du Dieu et celui de la Vierge Marie.

L’auteur de la Lettre aux hébreux, interprétant le Psaume 39, fait dire au Fils de Dieu, entrant dans le monde : « me voici, je viens faire ta volonté ». L’évangéliste saint Luc, quant à lui, conclut le récit de l’annonce à Marie par les paroles qui jaillissent de son cœur immaculé : « voici la servante du Seigneur, que tout m’advienne selon ta parole ».

Celle qui est la « pleine de grâce » (c’est ainsi que l’Ange la salue, par ce titre unique dans l’Ecriture), c’est-à-dire l’ « aimée » de Dieu depuis toujours et pour toujours, puisque la grâce n’est rien d’autre que l’Amour de Dieu – celle qui est la pleine de grâce accueille librement et activement, avec une disponibilité parfaite, ce don de l’amour de Dieu : « voici la servante du Seigneur ». En cela, elle est déjà la disciple de son Fils, Lui qui, dans un acte d’obéissance parfait à son Père, exprime son libre consentement à la volonté du Père : « me voici, je suis venu pour faire ta volonté ».

Frères et sœurs, comment ne pas restés stupéfaits, émerveillés et pleins d’adoration devant le mystère de ces deux « me voici », celui du Fils et celui de la mère, qui se rencontrent en quelque sorte, qui, selon la belle expression du pape benoît XVI, « se reflètent l’un dans l’autre et forment un unique Amen à la volonté d’amour du Père » !

Chers amis, que de lumière nous pouvons puiser dans ce mystère pour notre vie de baptisés, de prêtres, de diacres, de consacrés ! Le « me voici » de la Vierge Marie n’est-il pas le prélude du « me voici » de l’Eglise qui, telle une Mère, « porte en elle la semence et le commencement du Royaume de Dieu » - selon la belle expression du Concile Vatican II ? Le « me voici » de la mère de Dieu n’est-il pas pour chacun d’entre nous le modèle de notre propre « me voici », comme fils et filles du Père qui, en voulant faire sa volonté, « sommes sanctifiés par l’offrande que Jésus-Christ a faite de son corps, une fois pour toutes » ?

Dans notre montée vers Pâques, puisse notre « me voici » quotidien s’unir au « me voici » du Fils et au « me voici » de la mère, de telle sorte que leur Amen devienne aussi notre Amen à la volonté d’amour du Père, dont le point culminant sera le mystère pascal de la mort et de la résurrection du Christ.

+ Francis Bestion

Evêque de Tulle

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