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Saint Pierre Dumoulin-Borie

Né le 20 février 1808, à Beynat, Pierre reçoit le surnom de Dumoulin. Ses parents agriculteurs aisés auront douze enfants. Huit vivront. Son parrain, curé de Sioniac, sera chargé de son instruction. La vocation de Pierre s’affirme durant sa première année au séminaire de Tulle. Alors qu’il a tout juste 18 ans son itinéraire semblait tout tracé, il serait curé de campagne. C’était sans compter un chemin de conversion et de discernement qui le conduit aux Missions Étrangères de Paris, au grand désarroi de sa maman.

Ordonné prêtre à Bayeux, le 21 novembre 1830, il embarque aussitôt mais ne rejoindra le Sud-Tonkin qu’un an et demi après : les épreuves de la traversée qui durera huit mois, la longue attente à Macao avant de pouvoir rejoindre Saïgon et là encore trois mois consacrés à l’apprentissage de la langue n’entameront pas la détermination de notre jeune corrézien. Arrivé au Sud-Tonkin, sans relâche, malgré la maladie et les percussions : il sera proche des populations, vivant parmi elles, avec elles, recevant les confessions et célébrant l’Eucharistie. Il y sera le seul Européen, aidé par six ou sept prêtres vietnamiens.  Il a un rôle d’animateur, qui le conduit à visiter les diverses communautés.

Poursuivi par la persécution, il n’en continuera pas moins de remplir sa tâche pastorale dans la région qui lui est confiée. Arrêté en 1838, il apprend dans sa prison qu’il vient d’être nommé évêque. Le bourreau qui devait le décapiter, avait bu pour se donner courage au moment d’exécuter un homme qu’il aimait et estimait. Complètement ivre, il dut s’y reprendre sept fois.

Exhumés secrètement onze mois plus tard, ses restes reposent aujourd’hui dans la Salle des martyrs du Séminaire des Missions Etrangères de Paris.