Aller au contenu. | Aller à la navigation

Outils personnels

Saint Martin de Brive

Dès les premiers siècles, le Limousin, comme les autres peuples de la Gaule, rencontre le Christianisme. Celui-ci se développe au gré des déplacements commerciaux et des populations.  Parmi les figures les plus marquantes du Limousin, au 5ème siècle, on rencontre à Brive la figure de Martin dit l’espagnol dont le martyr est   attesté par Grégoire de Tours ainsi que par le martyrologe Hiéronymien.  Au 6ème siècle, un oratoire est consacré à « Briva Curretia » par Saint Férréol, 5ème évêque de Limoges. 

Martin y est alors vénéré comme martyr, confesseur de la foi. Bonaventure de Saint Aimable, le qualifie de Martyr vers 425-455, date attestée dans les calendriers de la cathédrale de Limoges. Son culte restera très local.  Le martyr de Martin se situe dans une période troublée de l’émergence du christianisme en Gaule. Martin est la figure du martyr dont le culte affirme la victoire de la Foi du concile de Nicée en 325 et de Calcédoine en 451.  Le dossier archéologique fournit des indications précieuses qui permettent de confirmer le site de Saint Martin de Brive comme un « très ancien du lieu de culte » et qui confirme la présence d’une communauté chrétienne d’importance, dès le 5ème -6ème siècle. 

La toponymie indique que l’actuelle place du Civoire a pour étymologie le Ciborium qui renvoie à un édifice, construit sur le corps d’un saint, ayant la forme d’un « oratoire reliquaire », c’est-à-dire un ciboire !