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Saint Martial

Le Diocèse le fête chaque année le 30 juin.

Grégoire de tours déclare que saint Martial fut l’un des sept évêques envoyés de Rome dans les Gaules pour convertir leurs populations comme les Lémovices vers 250.

Martial de Limoges ou saint Martial (IIIe siècle), surnommé "l’ apôtre des Gaules" ou "l’ apôtre d’Aquitaine" est le premier évêque de Limoges et le fondateur de l’Église d’Aquitaine.

Invoqué à Limoges à l’occasion du mal des ardents durant les ostensions de l’an 994, Martial obtient l’apostolicité par l’action du prédicateur Adémar de Chabannes, lors des conciles de Limoges de 1029 et 1031.

Placé au rang des apôtres par Jean XIX, saint Martial draine un courant de pèlerinages fructueux pour l’abbaye Saint-Martial de Limoges et la ville.

Il reste vénéré comme apôtre dès les premiers rois mérovingiens et son culte reste très populaire en Limousin.

 

En Corrèze 14 églises et chapelles sont placées sous son vocable

Dès les temps les plus anciens du christianisme, l’Eglise de Limoges qualifie Martial d’apôtre du Limousin. Le culte de Saint Martial y est attesté dès l’époque mérovingienne, il s’est diffusé dans l’ensemble de la Gaulle et du monde chrétien latin (Martyrologe Hyronimien 6-7ème siècle). Bernard Guy le qualifie dans les « nomina sanctorum » d’évangélisateur du Bas- Limousin. En Corrèze, 14 églises et chapelles sont placées sous son vocable. 

Un saint guérrisseur prié depuis le Xe siècle

Le 12 novembre 994, alors qu’un terrible fléau (mal des Ardents) décime la population de Limoges, Guillaume IV, duc d’Aquitaine, les archevêques et évêques des provinces d’Aquitaine et d’Auvergne se sont retrouvés autour de ses reliques et ont demandé à saint Martial d’intercéder pour que cesse l’épidémie. Saint Martial entendit la prière de son peuple et de nombreux malades furent guéris. 

En 1388, à l’occasion d’une ostension, soixante-treize miracles de saint Martial ont été recueillis, impliquant des personnes originaires du diocèse de Limoges, mais aussi de Tulle et de Périgueux. 

En 1519, les ostension limousines sont fixées à quelques semaines tous les sept ans. Tout au long du 16ème – 18ème siècle, le culte des saints et de saint Martial en particulier, se développe en Limousin comme en témoigne à la fois la statuaire et les nombreuses éditions de livres liturgiques comme le bréviaire de Limoges de Mgr Louis-Charles du Plessis d'Argentré qui publie des leçons hagiographiques (vies de saints) de très grande qualité historique et liturgique.

La tourmente révolutionnaire n’épargne pas les reliques de saint Martial, la chasse est rétablie au lendemain de la révolution. Les ostensions seront soumises aux difficultés politiques du 19ème siècle. Interdites en 1880 à Limoges, il faut attendre 1960 pour qu’elles puissent se dérouler de nouveau sur la voie publique. 

 

Les ostensions de St Martial réunissent plusieurs centaines de milliers de personnes

Le renouveau des ostentions se fera au lendemain de la deuxième guerre mondiale avec le « grand retour de saint Martial », la chasse du saint évangélisateur du Limousin fut transportée dans toutes les paroisses du diocèse de Limoges en 15 mois. 

Depuis, le culte de saint Martial a résisté à l‘usure du temps comme à celui de la sécularisation.  En témoignent les ostensions de Limoges qui réunissent plusieurs centaines de milliers de personnes tous les 7 ans.