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La cathédrale de Tulle

Découvrez l'histoire de la cathédrale Notre-Dame de Tulle, depuis le IVe siècle.

Au IVe siècle, Saint Martin de Tours (316-400) passe à Tulle et témoigne plus tard de l’existence d’un monastère sous la règle de Saint-Benoît, dans cette ville. Ce monastère fut, selon certains, bâti par saint Calmine à la demande de Saint Martin de Tours.

 

Au VIe siècle, Saint Yriex (511-591) fut également bienfaiteur de ce monastère.

 

Au VIIe siècle, existait une église d’époque carolingienne peut-être de type Église « occidentée » (fouilles du sous-sol actuel menées en 1989-1991 dans la cathédrale et le cloître).

 

Au VIIIe siècle, le monastère voit surement passer les Wisigoths, les Sarrasins qui ont dû participer à sa démolition.

 

Au IXe siècle, les normands vers 846 laissent le monastère primitif en ruine.

 

Au Xe siècle, Adémar-des-Echelles, vicomte du Bas limousin, Abbé-laïc du monastère de Tulle relève l’abbaye détruite et la prend sous sa protection. A sa mort en 930, il lui lègue ses possessions nombreuses comme Rocamadour. Le monastère bénéficie aussi de la protection de Cluny, du Roi de France et des comtes de Poitiers. Malgré ces moyens les vieux bâtiments devront être reconstruits.

 

Au XIIe siècle, la construction de l’Abbatiale actuelle est entreprise en 1103 par Guillaume de Carbonnières aidé par les puissantes familles du bas-limousin et surtout le Pape Urbain II de passage à Tulle.

 

En 1317, le diocèse de Tulle est érigé sur le territoire du Bas-Limousin qui relevait de l’Évêché de Limoges. L’église abbatiale fut alors promue Cathédrale et l’Abbé Arnaud de Saint-Astier, promu à la dignité d’évêque.

 

En 1442, Charles VII passe à Tulle et, en 1443, il célèbre Pâques dans la cathédrale et réunit dans le réfectoire du monastère l’Assemblée des notables de la province.

 

En 1514 Le pape Léon X sécularise l’Abbaye dont les moines deviennent chanoines.

 

En 1792, le culte cesse d’y être célébré, l’édifice est pillé et saccagé. On y stocke du fourrage, puis on y installe une fabrique de canons. De lourds outillages sont scellés dans les murs et les piliers dont on voit encore les traces.

 

En 1794 un arrêté ordonne sa démolition, mais le citoyen Laval, adjudicataire, sauve l’édifice de la destruction totale.

 

En 1796 la coupole surmontant la croisée du transept s’effondre, et avec elle, le transept, le chœur, le chevet.

 

En 1805, l’Eglise est rendu au culte. La nef, seule partie visible de l’édifice ancien, est refermée à son extrémité par un mur droit et une verrière.

 

En 1968, les inondations de Tulle obligent à enlever le mobilier néogothique qui habillait le cœur et la sacristie présente sur le mur Nord.

 

En 1979, on installe le vitrail de la verrière du Chœur créé par J.-J.Gruber.

 

En 1995 le chauffage au sol, l’éclairage et les sols de la nef et du cœur sont réalisés après une campagne de fouille qui permet de découvrir les traces de l’église la plus ancienne.

 

En 1999 l’Etat installe une monumentale tapisserie d’Aubusson conçue par Roman Opalka.

 

En 2011 un aménagement liturgique créé par deux artistes Limousins Léa Sham’s et Alain Duban, est installé dans le chœur et va se poursuivre autour de la réserve eucharistique et du baptistaire.